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Peut-on prévenir l’Alzheimer ?

Une étude confirmait récemment que rien n'est efficace pour prévenir l'Alzheimer. Qu'en est-il vraiment?

Alzheimer prevention 2016

Une étude confirmait récemment que rien n’est efficace pour prévenir l’Alzheimer. Qu’en est-il vraiment?

Si nous avons été en mesure d’observer une corrélation entre le changement des habitudes de vie au Japon et l’augmentation très importante des risques d’Alzheimer (65 ans et plus, environ 1% d’incidence en 1985, pour 7% d’incidence en 2008), c’est que le contraire est aussi vrai. Ainsi, l’adoption par les japonnais d’une diète plus  »nord américaine » et de certaines modifications à leurs habitudes de vie, a augmenter leur risque de développer l’Alzheimer de 700%. Il faut savoir que ces changements ont été considérés comme des changements mineurs de leurs habitudes de vie. Nous pouvons donc, comme nord américain, améliorer nos habitudes de vie et réduire ainsi l’incidence de l’Alzheimer, donc prévenir, au moins environ 700% et probablement plus.

Plusieurs études ont démontré que les asiatiques et les africains qui arrivent aux États-Unis et adoptent les habitudes de vie nord-américaines, augmentent drastiquement leur risque de développer la maladie d’Alzheimer. Il ne s’agit donc pas de leur bagage génétique, mais bien de l’influence des habitudes de vie.

Une étude récente fait le point sur le fait que l’Alzheimer n’est pas non plus causé par le vieillissement. Notre façon de vieillir, notre mode de vie, peut augmenter ou réduire nos risques selon notre alimentation, notre niveau d’activité physique, notre vie sociale, une bonne qualité du sommeil, de la stimulation cognitive et une bonne gestions du stress. C’est ce qui est présenté à cette figure (partagée ci-haut) dont nous retrouvons aussi une version négative (les facteurs négatifs qui augmentent les risques) dans l’article:

Unified theory of Alzheimer’s disease (UTAD): implications for prevention and curative therapy.

Les études épidémiologiques nous démontrent aussi très bien que c’est les habitudes de vie qui augmentent drastiquement les risques d’Alzheimer. Il y a bien sûr des facteurs génétiques prédisposants (comme l’ApoE4), mais il faut retenir que, pour ces cas spécifiques, la prévention est encore plus importante.

Pour faire simple, si quelqu’un vieilli bien, il a beaucoup moins de chance de développer l’Alzheimer. La science nous démontre que la prévention associé au vieillissement est en mesure de réduire l’incidence de l’ensemble des maladies associées. Bien vieillir c’est conserver ses capacités plus longtemps pour être en mesure de profiter de la vie. C’est du  »Capital santé ».

Nous savons comment faire pour mettre toutes les chances de notre côté pour bien vieillir. Il suffit de prendre un objectif à la fois, de penser en terme de  »mode de vie », d’y aller graduellement et d’avoir confiance.

La réponse est donc oui, on peut prévenir l’Alzheimer, pas tous les cas, mais on peut réduire nos risques de façon très significative.

J’espère que ces exemples et explications pourront motiver un grand nombre de personnes envers l’importance de la prévention et des saines habitudes de vie.

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