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Les antécédents familiaux de maladies: mode de vie ou génétique ?

Nous ne sommes pas les esclaves de notre génétique; celle-ci s'exprime selon nos propres décisions, selon nos habitudes de vie. Nous avons hérité de notre génétique, nous la donnons à nos enfants, mais la façon dont elle s'exprime dépends de nos habitudes de vie, que nous léguons aussi à nos enfants.

Voici qu’une nouvelle étude, publiée dans la prestigieuse revue scientifique Nature Genetics, nous apprends que la portion héréditaire de nos risques de maladies est moins importante que ce que l’on pensait.

Evaluating the contribution of genetics and familial shared environment to common disease using the UK Biobank

Cet article présente une analyse réalisée à partir des données de plus de 1,5 millions de personnes. Les résultats démontrent que les antécédents familiaux de la maladie dépendent autant du mode de vie que des gènes partagés par la famille. Les facteurs qui sont communs à l’environnement familial – tels que l’espace de vie commun et les habitudes alimentaires courantes – peuvent apporter une contribution importante au risque de la maladie.

Un bon exemple est le fait que les familles qui font du sport sur une base régulière ont beaucoup plus de chances que leurs jeunes continuent à maintenir un bon niveau d’activité physique plus tard dans leur vie. Il en est de même avec l’alimentation, mais aussi, avec la gestion du stress et de l’anxiété. Ainsi, les plus importants facteurs de longévité humaine (l’activité physique, l’alimentation, la gestion du stress et la vie sociale engagée) sont fortement influencés par la façon dont nous avons été élevé. Il est donc normal que les familles qui présentent de saines habitudes de vie aient un avantage sur les risques de maladies que comporte leur génome.

Tel que discuté dans une des dernières nouvelles (GÉNÉTIQUE ET PRÉVENTION: ce qui est important, ce n’est pas ce qui est écrit, mais ce qui est lu!), la prévention par de saines habitudes de vie, permet de modifier l’exploitation que l’on fait de notre bagage génétique de façon à  »tricher les statistiques ».

Cette nouvelle étude démontre exactement ce point. En ne tenant pas compte des facteurs externes des habitudes de vie des populations à l’étude, les scientifiques peuvent surestimer de 47% en moyenne l’importance de la génétique. Il est généralement reconnu que la génétique expliquerait environ 25% de l’espérance de vie. La réalité est possiblement entre 10 et 15%.

Bonne nouvelle, cela veut dire que nous ne sommes pas les esclaves de notre génétique; celle-ci s’exprime selon nos propres décisions, selon nos habitudes de vie. Nous avons hérité de notre génétique, nous la donnons à nos enfants, mais la façon dont elle s’exprime dépends de nos habitudes de vie, que nous léguons aussi à nos enfants.

La prévention demeurera toujours votre meilleur outil afin de demeurer en santé encore longtemps, pour vous et vos enfants.

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